jeudi 13 mars 2014

Mars Ocean




Le projet selon sa créatrice : 


L’idée de départ
Au départ, il y a cette information, tombée au printemps 2013 : Un projet, intitulé « Mars One », pourrait emmener les premiers terriens sur Mars. L’expérience scientifique serait en partie financée par une émission de télé-réalité et les « candidats » ne pourraient pas revenir sur terre.

J’ai trouvé ce projet fascinant à plusieurs titres. Evidemment parce qu’il s’agira de partir sur Mars pour la première fois, mais aussi et surtout parce que les participants accepteront de ne plus jamais revenir. Ne plus jamais revenir sur terre, mais y être tout de même via les médias, en participant à une télé-réalité mondiale.


La télé-réalité fait partie de mes objets de recherche, et la question de la disparition me taraude à travers mes pièces de théâtre. Il n’en fallait donc pas plus pour me donner envie d’écrire un roman qui prendrait ce projet comme base.

Un roman
Si l’idée de départ est donc puisée dans le réel, et que « Mars One » semble prendre forme comme vous pouvez le voir ici, j’ai décidé pour ma part d’en écrire une fiction.

Une fiction qui pose la question de la télé-réalité et de big brother au centre de nos vie, une fiction qui s’interroge plus largement sur notre rapport aux autres, et, vous l’aurez compris, sur la possibilité (ou l’impossibilité) de disparaître aujourd’hui, dans une société toujours plus centrée sur elle-même et sur ses individus.

Enfin, si l’histoire se passe sur Mars, je ne pense pas que l’on puisse dire qu’il s’agit d’un roman de science-fiction dans le sens où je ne construis pas l’histoire avec les codes qui régissent ce genre narratif bien spécifique.

Il s’agit d’une histoire, qui arrivera peut-être bientôt à des personnages ordinaires car c’est bien la particularité de la télé-réalité que de mettre en scène des personnes « comme vous et moi ».

Le dispositif web 2.0
Vous découvrirez l’histoire de « Mars Ocean » deux fois par semaine sur ce blog, chaque mardi et chaque vendredi.

Vous pouvez suivre les aventures de « Mars Ocean » sur une page Facebook dédiée (clic, clic, clic), sur Google + (clic, clic, clic), et via ce compte Twitter (clic, clic, clic). Très régulièrement, les réseaux sociaux, vous aurez des petites infos en plus sur ce qu’il se passe dans « Mars Ocean ».

Enfin, le scénario de cette histoire a été conçu par moi-même et Guillaume Hidrot.

A très bientôt donc, et bon voyage.

V. Spies.

Synopsis

Nous sommes en 2024, c’est la première colonisation de Mars par les hommes. Pour financer l’expédition, une émission de télé-réalité intitulée Mars Ocean retransmet chaque instant de la vie des aventuriers.

Mais est-il vraiment possible de vivre, filmé 24 h sur 24, en sachant qu’on ne retournera jamais sur terre ? C’est ce que pensaient Louise et Cyrius, jusqu’au moment où tout a basculé.



A ce jour, le roman compte 27 chapitres.

Ce qui le rend intéressant, c'est qu'il insiste surtout sur la psychologie des personnages : comment vivent-ils l'éloignement ( pourtant volontaires) ? Le fait d'être sous les yeux des Terriens en quasi permanence ?
L'histoire est racontée tantôt à travers les yeux de Louise, une Française ou à travers ceux de Cyrius, un riche américain, dont elle est proche.

Je regrette un peu qu'on en apprenne si peu sur le voyage de la Terre à Mars avant le 6e épisode. Le coup de blues des personnages quand la Terre, après s'être éloignée lentement, s'est définitivement effacée de leur champ de vision est très poignant.

L'intrigue rebondit régulièrement, jusqu'au changement des règles du jeu... Car ce n'est ni plus ni moins que de la télé-réalité...


Extraits :

Je cherchais un endroit pour vivre, et il y a eu cette possibilité. Il a fallu que je fasse des millions de kilomètres pour commencer à comprendre.

Ici, la vie quitte ses apparences, elle atteint son fond. La raison d’être apparaît à chaque instant. Pas celle de la mission, mais la nôtre. Celle d’exister. Aucun divertissement n’y peut rien.

Le jeu se trouve dans l’émission elle-même, non dans l’expérience que nous vivons.

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