samedi 25 janvier 2014

Une nouvelle prochainement publiée sur le blog ?


Il y a quelques mois, j'avais jeté sur le papier les premières lignes d'une nouvelle provisoirement intitulée 'le laboratoire'. 

Je pense reprendre son écriture et la mettre en ligne au plus tard début mars. 


Ajout du 26.01.2014 : Reprenant le principe du feuilleton ( qui m'a été soufflé en m'abonnant au site d'un auteur dont je vous parlerai prochainement), je vous propose de lire cette nouvelle par épisode, tous les dimanches pendant une dizaine de semaines. 

Voici le premier épisode. Vous en voulez plus ?

Le laboratoire

            Il faisait froid ce matin-là, quand Cyrille embarqua sur le cargo affrété par le professeur Edeline au port de Cherbourg. L’air glacé lui fouetta le visage. Il resserra son écharpe autour de son cou et tira son bonnet afin de mieux couvrir ses oreilles.


            Un matelot mal rasé lui barrait l’accès à la passerelle qui montait sur le pont. Les deux hommes se dévisagèrent une seconde avant que le marin ne consente à lui adresser la parole.
-             Qu’est-ce que vous voulez ?
-             Monter ! Le professeur Edeline m’attend ! rétorqua Cyrille.
A ce nom, le molosse se tendit, et laissa le passage libre, promptement.
En haut de la passerelle, le professeur accueillit chaleureusement le jeune scientifique.
-             Ah, vous voici enfin ! Nous n’attendions plus que vous pour appareiller ! Venez, je vais vous montrer votre cabine.

****

            Alors qu’il rangeait ses quelques affaires dans le minuscule placard de la cabine, il jeta un œil par le minuscule hublot et regarda les côtes de France s’éloigner.
Le voyage allait durer un peu plus de trois jours jusqu’à une petite île qu’avait acquis le professeur à proximité de l’archipel de Açores. Là-bas, Cyrille devait étudier une espèce de plancton rare qui ne se développait que là. Il venait d’avoir son doctorat et avait fait sa thèse sur cette plante. Mais il n’avait pas pu l’étudier in vivo. Le professeur Edeline lui offrait vraiment une occasion unique.

            Pendant le voyage, il fit la connaissance des autres scientifiques : Frédéric, un spécialiste en cétacés, Emma, une biologiste marine et, à sa grande surprise, Laurent, un archéologue. Ce dernier lui expliqua qu’il allait sillonner les alentours de l’île, qui serait, selon ses calculs, proches des ruines de l’Atlantide. Cyrille, en bon cartésien qu’il était, ne croyait pas à ce mythe. Mais si on venait lui apporter la preuve de son existence…



6 commentaires:

  1. Principe du feuilleton que j'essaye d'appliquer à un roman, transformé en série, du coup. ^^ C'est là l'un des plus grands intérêts du numérique à mes yeux: on retrouve l'idée derrière les anciennes prépublications en magazine hebdo des premiers temps de la SF à la Asimov et compagnie, je trouve.

    Bonne idée, donc, Cécile !

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  2. Bonsoir Cécile, j'ai beaucoup aimé votre histoire et je ne peux que vous encourager à la poursuivre. Votre narration est très sympa et on rentre très facilement dans votre aventure. Une seule petite remarque, je trouve que parfois cela va trop vite, les événements s'enchainent sans temps mort et même dans une scène d'action, il est nécessaire de marquer une pause. Peut-être aussi donner un peu plus de profondeur à vos personnages, sinon votre récit est très agréable à lire. Au plaisir de découvrir la suite. ;)

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    1. Bonjour Daniel
      Merci pour votre commentaire. Je suis contente que l'histoire vous plaise.
      Concernant votre remarque, je conçois qu'un certain manque de détails peut être frustrant pour le lecteur. Néanmoins, contrairement à un roman de 300 pages, la nouvelle ne permet pas de détails "superflus".
      Pour info, dimanche, sera publié le 12e et dernier épisode ;-)

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    2. Bonjour Cécile, je sais que l'exercice n'est pas facile, moi-même j'écris des romans et des nouvelles dont l'approche n'est pas du tout la même sur le plan de la narration. En voici une extraite de l'un de mes recueils.

      Des trombes d'eaux tombaient ce soir là dans les rues et les ruelles étroites de la capitale. Une enveloppe de noirceur enserrait les quartiers déserts comme dans un étau, la nuit se révélait en cet instant présent étrangement calme et la Lune me semblait comme oppressante. Le trottoir mouillé défilait sous chacun de mes pas et l’humidité assaillait mes vêtements et mes chaussettes sans la moindre retenue. Un véhicule sombre passa dans mon champ de vision, en m’éblouissant l'espace d'un instant de ses phares hypnotiques, des pas sourds résonnèrent derrière moi, des pas qui se rapprochaient à chaque seconde et mon pardessus ténébreux collait à mes frusques détrempées. Je sentis l'eau se faufiler à l'intérieur de mes chaussures de cuir noir impeccablement ciré. Mes mains étaient moites et la sueur qui perlait à mon front se mêlait à la pluie froide et agressive. Un son claqua sur le trottoir d'en face, l'enseigne d'un motel venait de rendre l'âme et deux rats longèrent le mur auquel je venais de m'appuyer pour reprendre mon souffle. Mais cela ne me concernait pas, car ils avaient leurs soucis et j'avais les miens. Juste derrière moi, les pas se faisaient plus insistants, alors je pris un passage mal éclairé, que tentaient de rendre à la vie deux réverbères vieillissants. Je ne désirais qu’une seule chose, semer mes poursuivants, mais je venais de buter dans une poubelle en métal, avant que je ne puisse la rattraper, elle prenait un malin plaisir à renverser son contenu sur le sol pavé, et pas que de bonnes intentions, entraînant ma chute bien malgré moi. Aussitôt, mon genou droit me lança, mais je poursuivis tout de même mon périple en passant outre la douleur. Alors mes mains devinrent de plus en plus moites, mon revolver qui dormait dans la poche intérieure de ma veste, et qui n'avait plus qu'une seule balle, ne pouvait venir à bout des trois silhouettes qui se dessinaient dans le mur de la pluie. Je montais un escalier qui me sembla interminable, j’étais là, au pied de la butte de Montmartre et je débouchais enfin dans la rue qui la surplombait. L'espoir venait juste de renaître en moi, avec de la chance, nul ne m’avait vu prendre cet accès qui serpentait entre les bâtiments, c’est du moins ce que j’espérais. Mais plusieurs phares surgirent en face de moi, tandis que des pneus crissaient sur la chaussée mouillée. Mes mains, mes vêtements, mon flanc droit se firent alors de plus en plus moites, mon genou refusa de soutenir ma fuite, et du sang poisseux s'échappa une nouvelle fois de mon corps. Alors une voix inaudible surgit de nulle part, hurlant des mots que je ne comprenais pas. Il y avait bien une porte de sortie, un porche qu’il restait encore possible d’atteindre, mais en avais-je réellement le temps. Je jouais ici mon ultime joker et dans le doute, je sortis mon revolver. Peut-être par dépit ou bien par bravade, mais je n'eus pas le temps d'ouvrir le feu que trois balles venant de trois directions différentes me percutaient en pleine poitrine, me stoppant aussitôt dans ma tentative de semer mes poursuivants. Sans un bruit, je m'effondre sur le sol trempé et ma vie ne m'appartient déjà plus. Les yeux perdus dans le vide, je vois des formes sombres qui virevoltent autour de moi, je distingue le canon d’un fusil qui se rapproche de mon corps. Je suis sur le point de libérer mon dernier souffle de vie, lorsqu’un policier se penche enfin sur moi afin de recueillir ma dernière confession. Mais il est déjà trop tard. Pardonne-moi mère, car en cette triste nuit, ton fils est mort. Souviens-toi de moi !

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  3. En effet, l'exercice est tout à fait différent pour l'écriture d'une nouvelle et pour celle d'un roman. Dans le second cas, on a le temps de dévelepper le caractère des personnages, de s'apesantir la description des lieux... Pour la nouvelle, à mon sens, on est obligé de prendre quelques racourcis. En outre, ce n'est pas un roman miniature mais un instant T, une histoire courte.
    De plus, pour ma part, j'aime laisser un peu de place à l'imaginaire de mes lecteurs, qui sont pour la plupart de jeunes lecteurs puisque je suis classée en littérature jeunesse.
    J'ai toutefois beaucoup travaillé sur les descriptions dans mon prochain roman ( Maeline) avec ma correctrice. Etant une histoire plus psychologique avec (un peu) moins d'action que dans mes précédents livres, nous avons travaillé sur le caractère du personnage principal et sa vision du monde qui l'entoure. Le manuscrit a été envoyé à mon éditeur, il y a 15 jours. Espérons que ça lui plaira, ainsi qu'à mes lecteurs qui me suivent depuis 4 ans déjà...

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  4. Je suis également dans le même cas que vous, je pense que l'imaginaire doit avoir sa place dans une histoire, après tout dépend aussi du contexte de l'histoire. Vous devez avoir une plus grande liberté que moi avec mes romans qui oscillent entre notre présent et notre futur. Mes lecteurs me demandent généralement plus de détails dans la trame historique. D'un autre côté l'aventure s'y prête aussi. Pour ma part, je suis classé en catégories : romans, nouvelles, poésies et très prochainement en érotisme. Je touche vraiment à tout, sans rentrer dans un seul cadre. Mais mon oeuvre maîtresse reste mes romans prévus pour un cycle de 24 tomes. Je m'apprête à sortir le cinquième. ;)

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