lundi 29 septembre 2014

Cris dans un jardin - Marie Murski




4e de couverture:
« Qui pourrait me croire si je racontais ? Je suis en enfer. Il crie si fort pour que je fasse ce travail, je cède, il me fait peur… s’il me voit inactive, il me tuera… »
Marie MURSKI est tombée entre les mains puissantes d’un prédateur pervers narcissique. Amoureuse, elle n’a pas vu le piège, ni le chasseur, ni l’affût. Elle décrit le processus irréversible de la violence, de la terreur, du décervelage, année après année, durant quatorze ans. Mise en esclavage, enfermée dans un jardin qui est son œuvre et dont elle finit par comprendre qu’il sera son cimetière, elle est pourtant incapable de le quitter, de s’enfuir en le laissant voué à la destruction.

Avis :
 

Ce livre n'est pas de ceux que j'ai pour habitude de lire, ou même de commenter. Néanmoins, Marie Murski étant édité aux Editions Cogito, je me devais de lire ce récit.
En outre, Marie est une personne adorable ;-)

Le témoignage de Marie Murski est en ce sens poignant, qu'elle ne nous livre finalement que peu de choses concernant l'enfer qu'elle a subi.
On suppose les violences physiques, on comprend la menaces psychologiques. Mais elle ne décrit pas réellement ce qu'elle vit.

En revanche, elle est très bavarde quand il s'agit de son jardin, son "merveilleux". C'est l'unique chose qui lui a permis de tenir toutes ces années.
Elle va lutter jusqu'à l'épuisement, dans la totale négation de soi, pour se créer un paradis fleuri.

Paradoxalement, c'est aussi ce qui la retiendra aussi longtemps auprès de son bourreau : l'impossibilité de quitter ce pour quoi elle a travaillé en dépit du bon sens.

Une histoire émouvante, un cri à l'attention des "soeurs d'infortune" de l'auteure, de toutes celles qui sont aux prises avec une personne qui brise leurs vies.

Citation :
J’ai reçu une gifle magistrale. J’avais la joue enflammée, je suis tombée au sol. Je n’aurais jamais dû l’accepter. C’était le point de départ de la violence. Dans la nuit, il est venu s’excuser en me faisant une déclaration d’amour.

2 commentaires:

  1. une histoire celle de notre vie ....du début à la fin ' et pourtant' comme cette émouvante chanson .... parcours de vie des femmes trop sensibles et faibles .... et que certains dépouillent de toute possibilités de s'en sortir ,et puis un jour le miracle ,la liberté et se retrouver enfin ...

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  2. Comme Marie, j'espère que toutes les femmes ( et hommes qui sont aussi victimes : le pervers narcissique n'est pas automatiquement de sexe masculin) victimes de violences trouveront un jour le courage de dénoncer et de partir...

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