dimanche 1 mai 2016

Le Dieu de New York - Lindsay Faye


4e de couverture

Été 1845. Après des années de débats politiques, New York crée enfin son département de police. Timothy Wilde intègre malgré lui ce fameux NYPD. Ancien barman, il a tout perdu dans un récent incendie, son bar, ses économies et une partie de son visage.
La nuit du 21 août, pendant sa ronde, Timothy est bousculé par une petite fille affolée. Sa chemise de nuit est couverte de sang. Au milieu d'un tissu de mensonges, elle finit par lui révéler qu'elle fuit un homme au capuchon noir qui découpe les enfants en morceaux. Le lendemain matin, le corps d'un petit Irlandais est retrouvé dans une poubelle, une immense incision sur le thorax, les organes à nu. La fillette disait vrai, un fou s'en prend aux enfants, mais pas n'importe lesquels, les plus démunis, les immigrés.
Timothy se lance dans une traque effrénée pour découvrir l'identité de cet assassin et éviter que ses sinistres desseins ne mettent la ville de New York à feu et à sang...





Avis




Auteur

Lyndsay Faye est une New-Yorkaise d'adoption, installée à Manhattan. Après des études en anglais et en art du spectacle, elle exerce un temps le métier de comédienne, avant de publier son premier roman, Dust and Shadow en 2009 (qui paraîtra directement en poche chez Pocket, en inédit), très remarqué par la critique. Le Dieu de New York est son premier titre à paraître au Fleuve Noir.







C'est le titre de ce livre qui m'a poussée à le choisir dans les rayons de ma médiathèque. 

Je connais assez peu l'histoire américaine et plus particulièrement celle de New York. J'ai donc été surprise d'apprendre qu'au départ il n'y avait aucun police dans cette grande ville. Les habitants avaient en effet peur de se retrouver sous la coupe d'une armée toute puissante. 

Néanmoins, devant la criminalité grandissante et les immigrés toujours plus nombreux, ils finirent par céder et un bataillon de "flics à l'étoile" a envahi les quartiers de la ville. 
Ils n'avaient aucune formation, aucune réelle idée de ce qu'on attendait d'eux. Ils venaient tous d'horizons divers et variés et avaient été principalement choisis pour servir les intérêts du parti démocrate. Ils durent cependant gérer une situation explosive. 

L'ambiance du livre m'a beaucoup fait penser à Gangs of New York de Scorsese. L'ambiance est pesante, souvent un peu glauque. On côtoie la misère, la crasse, l'exploitation humaine... 

Le fait que les dialogues soient principalement écrits en argot de l'époque a, je dois le dire, un peu ralenti ma lecture. Pourtant, j'ai trouvé que cela rajoutait de l'authenticité à l'histoire. 

Les personnages sont complexes et intrigants, le narrateur en tête, Timothy Wilde est complexé par sa petite taille et les brûlures qui le défigurent. 
C’est lui le fil rouge de cette fiction : son franc parler, son désespoir mêlé d’humour, son amour fou pour Mercy, qu’il aime depuis l’enfance, sa relation complexe avec Valentin, son frère, homme du parti. 
Il noue des liens très forts avec une petite fille tirée d'un bordel, Bird, qui sera le centre de sa première vraie enquête criminelle...  On suit ses premiers pas en tant qu’enquêteur et cela  constitue des moment passionnants, vu que notre héros ignore tout (comme les autres policiers) de ce qu’il doit faire ! On comprendra rapidement que, grâce à son sens de la déduction et à sa rage de connaître la vérité, c'est un enquêteur né. 

Quant à l'histoire elle-même, elle finit par être un peu accessoire. Certes, on a envie de connaitre le monstre qui s'acharne sur ces pauvres gamins. Mais en fait, on désire plus que tout savoir si Tim mènera à bout son enquête. 

Lindsay Faye sera en train d'écrire un second tome. Eh bien, je le lirais avec plaisir ! 



Citations

Les gens qui éventrent des enfants, poussés par une folie destructrice jaillie d'amers souvenirs, devraient connaître pire châtiment qu'une corde au cou. Ils devraient purger leur peine de prison. Communier avec ces rats qu'ils aiment tant comparer aux êtres humains.

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