mardi 3 février 2015

La collection - Paul Cleave

4e de couverture :
Des gens disparaissent à Christchurch. C'est d'abord Cooper Riley, un professeur de psychologie criminelle distingué. Puis une de ses étudiantes, Emma Green. Le père de celle-ci appelle à l'aide Theodore Tate, un ancien flic, qui vient juste de sortir de prison, où il purgeait une peine pour avoir renversé Emma alors qu'il était ivre au volant. Mû par un intense sentiment de culpabilité, Tate recommence donc à arpenter les rues brûlantes de la ville, conscient que chaque heure qui passe voit se réduire les chances de retrouver Emma vivante. Bientôt, ses pas le mènent vers l'ancien hôpital psychiatrique de Christchurch, Grover Hills, un établissement au sombre passé. Il va alors être amené à affronter deux personnages pour le moins inquiétants. Melissa X, une tueuse en série dont la police, qui possède ses empreintes, son ADN et sa photo, n'est pourtant jamais parvenue à déceler la véritable identité. Et un mystérieux individu, amateur de serial killers au point de les collectionner...

Avis:






Auteur :
Paul Cleave est né à Christchurch, Nouvelle Zélande, en 1974.
Il a travaillé comme prêteur sur gages pendant sept ans avant de se tourner totalement vers l'écriture. Il avait écrit son premier roman à 19 ans, et depuis ses premiers jours à l'école, a toujours voulu être un écrivain.
"Un employé modèle" est son premier roman. Il a connu un succès international retentissant, se classant dès sa parution en tête des meilleures ventes en Allemagne, au Japon, en Nouvelle Zélande et en Australie.





J'avais déjà lu il y a quelques temps, son roman Un Employé modèle et j'avais trouvé le style de cet écrivain très addictif.
A nouveau, ce récit tortueux est très prenant, un vrai "page turner" qu'on n'a pas envie de lâcher.  
A l'instar de la ville engluée dans la canicule, l'intrigue  se déroule dans une ambiance surchauffée et étouffante.
Cleave développe une autre approche du thème qui semble lui être cher : les tueurs en série, mais cette fois-ci pour s'intéresser plutôt à la frontière, parfois tenue, entre le bourreau et la victime.
On alterne entre les points de vue de Tate, un ancien flic à la dérive, tout juste sorti de prison, à qui on confie l'enquête sur la disparition d'une jeune femme, et celui d'Adrian, un déséquilibré qui s'est mis en tête de collectionner ce qui se rapporte aux tueurs en série, en commençant par un tueur lui-même.
Tate est un personnage attachant malgré ses (gros) défauts. On comprend rapidement que ses failles font écho à d'anciennes blessures encore douloureuses.

Adrian, plutôt que d'inspirer crainte et horreur, m'a plutôt fait pitié, voir dégoûté. Pitié car il a vraiment eu une enfance terrible : souffre douleur de ses camarades d'école, une ultime brimade plutôt violente, l'enverra à l'hôpital et le laissera amoindri. Dégoût car ses idées, plus tordues les unes que les autres, nous montrent le côté obscure de la race humaine.
Enfin, Cooper, le professeur d'université qu'Adrian enlève en pensant que c'est un tueur en série, est un personnage dans un premier temps attachant. Passionné de criminologie, auteur d'un ouvrage sur les tueurs en série que personne ne veut publier, il se retrouve prisonnier d'un véritable psychopathe. Puis au fur et à mesure que l'on découvre qui il est vraiment, il se révèle plus que détestable.

Alors que l'enquête de Tate n'a dans un premier temps rien à voir avec l'enlèvement de Cooper, les fils de l'intrigue vont s'emmêler et l'auteur va tenter de nous perdre dans les méandres de cette ville corrompue par le Mal que semble être Christchurch...

N'oublions pas de parler de la seconde enquête de Tate, confiée par l'un de ses anciens collègues policiers : celle de retrouver Melissa X, la tueuse de flics en uniforme...

Je ne peux que recommander ce thriller qui vous maintiendra en haleine jusqu'à la dernière page.
Extraits :
Il y a dix ans, il y avait des règles : si une information n'était pas avérée, les journaux se montraient réticents à la publier. Les temps ont changé. Internet s'impose comme le média dominant, les chaînes d'information tournent vingt-quatre heures sur vingt-quatre, la concurrence est plus féroce que jamais, et les journalistes n'ont plus le temps de vérifier leurs sources.L'important n'est plus d'informer les gens de ce qui se passe, mais de définir les programmes et de gagner de l'argent, car l'argent importe plus que le bien et le mal.
Les passagers de la voiture devant moi se retournent pour me faire un doigt d'honneur. Je les fixe en pensant à l'homme qui a tué ma fille et au fait qu'il y a encore largement assez de place dans les bois pour creuser d'autres tombes.

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