lundi 29 août 2016

Monsieur Mercedes - Stephen King



Avis :


4e de couverture :

« Je crois qu’il y a plein de gens qui rêvent de faire ce que j’ai fait... La seule différence, c’est que moi, je l’ai vraiment fait ! »
Midwest 2009. Un salon de l'emploi. Dans l’aube glacée, des centaines de chômeurs en quête d’un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés. Le chauffard, lui, s’est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces. Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre. Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris.
Avec ce polar très noir, véritable plongée dans le cerveau d’un psychopathe qui ferait passer Norman Bates pour un enfant de chœur, Stephen King démontre une fois encore son époustouflant talent de conteur, qui s’affranchit des frontières et des genres.



Auteur



Cette fois, mon maître absolu se lance dans le polar. Et comment dire... eh bah il le fait super bien !

Mon seul regret avoir lu Carnets Noirs ( la suite de Monsieur Mercedes dont je ferais une chronique ultérieurement) avant... Quelle erreur ! Du coup, ma lecture a été un peu moins surprenante. 

J'ai apprécié le personnage de Hodges, qui est un flic à la retraite, qui déprime et surtout rumine les affaires qu'il n'a pas eu le temps de résoudre. 
La lettre de Monsieur Mercedes va changer sa vie, lui redonner goût à l'existence. 
Il va même rencontrer l'amour. 
Je l'ai trouvé touchant et somme toute vraiment... humain. 

Il est difficile de parler de l'intrigue de ce livre, de ses personnages sans risquer de tout dévoiler. 
Il est vrai qu'on connaît l'identité du méchant dès le début mais je m'en voudrait de déflorer toutes les petites surprises que Monsieur King a semé dans son récit. 
Les personnages secondaires ( Janey, Jérôme, Holly) sont très bien travaillés et donnent au héros d'autres dimensions, selon les relations qu'Hodges entretient avec eux. 

En définitive, la force de ce roman est un mélange de polar noir et de thriller moderne. Et l'ingrédient si spécial aux écrits de King : la proximité avec les personnages. On entre dans leurs têtes, on est avec eux dans leurs pensées les plus intimes. On s'identifie facilement à eux. 
Le monde dépeint y est on ne peut plus réaliste. 

Certains trouveront le style simpliste. Moi, j'ai retrouvé le style direct de King, sans fioriture et à la portée de tout le monde, comme je l'aime.

Une incursion réussi dans le monde du polar pour mon écrivain fétiche ! 


Extraits :
"La vie est une fête foraine de merde et les lots à la clé sont à chier."
"Toutes les religions mentent. Tous les préceptes moraux sont des illusions trompeuses. Même les étoiles sont des mirages. La vérité c'est l'obscurité et la seule chose qui importe c'est de produire son manifeste avant de s'y enfoncer. Inciser la peau du monde pour y laisser une cicatrice. Ce n'est que ça, après tout, l'Histoire : du tissu cicatriciel."
 "Il ne craint pas Dieu, ni de passer l'éternité à être rôti à petits feux pour ses crimes. Il n'y a ni paradis ni enfer. Pas besoin d'être diplômé pour savoir que ces trucs-là n'existent pas. Imaginer un être suprême assez cruel pour créer un monde aussi tordu que celui-là ? Même si le Dieu vengeur des télévangelistes et des curés pédophiles existait, comment cet imprécateur armé de foudre pourrait-il reprocher à Brady ce qu'il a fait ?"

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