mercredi 13 janvier 2016

Quelques lignes pour vous faire patienter...



Je n'ai malheureusement pas pu tenir mes engagements et vous livrer ma nouvelle steampunk pour la fin de l'année 2015.

Néanmoins, je travaille toujours dessus. Elle sera sûrement beaucoup plus longue que prévue. Du coup, elle nécessite forcément un peu plus de temps.

Pour me faire pardonner, je vous offre les 30 premières lignes de mon récit. Belle lecture ! Et n'hésitez pas à commenter !!!


Dans le ciel bleu, le dirigeable se détacha, aussi blanc qu’un cumulo nimbus. Il flottait bas mais cela n’avait rien d’anormal en cette belle journée de printemps.

Marie leva les yeux, sa vision obscurcie par ses lunettes rondes de protection, et suivit la progression paresseuse de l’engin jusqu’au bout du parc. Elle s’essuya le front du revers de sa main gantée. Elle avait travaillé toute la matinée et était épuisée. Il fallait cependant que tout soit prêt pour le couronnement de la reine Louise Ière !
Dans ce bosquet, appelé la Salle de Bal, les musiciens joueraient une bonne partie de la journée pour tous ceux qui se promèneraient dans les jardins. Aussi, Marie venait de passer plusieurs heures sur les mécanismes qui géraient les cascades et jets d’eau.
Un sifflet retentit au loin : l’appel de la pause du repas de midi. La jeune femme remonta ses lunettes sur le sommet de son crâne. Elle ôta ses gants qu’elle coinça dans la ceinture de sa jupe marron, se redressa et porta les mains à ses reins endoloris. Malgré ses vingt ans, elle se sentit soudain bien fatiguée… Elle tira sur le bas de son corset de cuir et sur les manches de son chemisier blanc. Elle vérifia que ses bas de laine étaient aussi immaculés que le matin même et constata que ses souliers, eux, étaient loin d’être d’une propreté exemplaire. Les allées de Versailles étaient toujours aussi poussiéreuses…
Elle n’eut pas le temps de s’appesantir d’avantage sur sa tenue vestimentaire car elle entendit le soufflet caractéristique de la voiture de ramassage. Le petit train des ouvriers s’arrêta bruyamment à côté d’elle. Son panache de fumée blanc emplit l’air de sa vapeur d’eau. Plusieurs personnes étaient déjà installées. Lucien, le conducteur, souleva sa casquette pour saluer la jeune fille. Cette dernière retint un sourire comme à chaque fois, se rappelant que les lunettes fumées du vieil homme cachait son strabisme et évitait ainsi à ses interlocuteurs, la gêne de ne pas savoir où regarder.

Elle s’assit sur la banquette, à côté de Marguerite, la lingère qui supervisait la mise en place des chambres dans tous les pavillons du domaine. Dans quelques jours, il y aurait plus de monde à Versailles qu’il n’y en avait jamais eu. 

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