jeudi 23 mars 2017

Fin de ronde - Stephen King




Avis :



4e de couverture:

Dans la chambre 217 du Service des Traumatismes Crâniens de la région des Grands Lacs, quelque chose vient de se réveiller. Quelque chose de Maléfique.
Brady Hartsfield, auteur du massacre à la Mercedes où huit personnes ont été tuées et bien plus gravement blessées, a passé cinq années dans un état végétatif à la Clinique des Lésions Cérébrales Traumatiques. Selon ses docteurs, il est très peu probable qu’il récupère complètement. Mais, derrière la bave et le regard vide, Brady est réveillé, et en possession de nouveaux pouvoirs mortels lui permettant de faire d’immenses dégâts sans avoir à quitter sa chambre.
Policier à la retraite, le détective Bill Hodges, héros improbable de Mr. Mercedes et Finders Keepers, gère maintenant une agence de détective privé avec sa partenaire Holly Gibney, auteure du coup à la tête d’Hartsfield qui le mena directement au quartier des lésions cérébrales. Brady s’en souvient également. Quand Bill et Holly sont appelés pour enquêter sur un meurtre-suicide lié au « Massacre à la Mercedes », ils se retrouvent plongés dans leur enquête la plus dangereuse. Une qui ne mettra pas seulement leurs vies en danger, mais aussi celles des amis de Hodges: Jerome Robinson et sa sœur adolescente, Barbara. Parce que Brady Hartsfield est de retour. Et il ne prépare pas de se venger uniquement de Bill Hodges et ses amis, mais aussi de la ville entière.


Auteur :


Fin de ronde conclut la trilogie initiée par Mr Mercedes.


J'ai retrouvé avec un plaisir non dissimulé les héros des 2 précédents romans : Hodges, Holly et Jérôme ( même si ce dernier n'apparaît pas avant le dernier tiers du récit).
Cette fois, on retrouve Bill Hodges à une autre étape de sa vie. Dans Mr Mercedes, on le découvrait retraité de la police, déprimé par cette nouvelle situation. Carnets Noirs lui donnait un second souffle, l'idée qu'il n'était pas fini, qu'une nouvelle vie s'offrait à lui et lui donnait une nouvelle famille, de coeur. Fin de ronde le confronte cette fois à la maladie. Elle rôde autour de lui tout au long du livre, l'empêchant parfois de se concentrer sur son affaire.

Affaire qui lui tient on ne peut plus à coeur, car des proches sont directement concernées, comme la jeune Barbara.
En outre, le lien est rapidement fait avec le psychopathe qu'il continue de surveiller : Brady Hartsfield ! Mais comment l'homme réduit à l'état comateux arrive-t-il à pousser des gens au suicide ?

Car voici le thème principal de ce livre : le suicide.
Rappelons que le suicide, c'est 40 000 personnes par an aux USA. Selon l'OMS, dans le monde, c'est 800 000 personnes par an, une personne toutes les 40 secondes.
Il s'agit de la deuxième cause de mortalité chez les jeunes, provoquant des vagues de suicide trop souvent alimentées par les réseaux sociaux…
J'ai trouvé intelligent de la part de Stephen King de parler de ce sujet, de s'adresser aux jeunes qui composent son lectorat sur quelque chose qui les touche forcément de près ou de loin, à l'heure où des personnes aux intentions totalement irrationnelles poussent des vagues entières d'ado à se donner la mort pour répondre à des challenges débiles... Sa manière à lui de démontrer les risques des réseaux sociaux et de l'hyper connexion dans le monde actuel...

Pour parler style, il est évident que j'ai adoré. J'ai retrouvé encore une fois toute la magie qui fait que j'aime la prose de cet homme.
De par mes goûts littéraires, ce tome aura sans doute ma préférence puisque c'est le plus surnaturel des trois. Mr Mercedes était un thriller plutôt classique et Carnets Noirs portait plus sur le pouvoir de la fiction.
Ainsi chaque partie de cette trilogie a son identité propre et peut attirer un lectorat différent.

En conclusion, encore un bon Stephen King. Mon maître est revenu au top et je ne peux que m'en réjouir !


Extraits :

"Quatre heures du mat', c'est généralement une heure pas trop sympa pour se réveiller. C'est là que des pensées désagréables et des idées pessimistes s'imposent."
"ll va sur BAM-100 et tombe sur du Black Sabbath de l'époque où Ozzy était encore un mec cool."
"Et savoir que quelqu’un a besoin de nous est une chose merveilleuse. Peut-être la chose la plus merveilleuse."

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